parcours entrepreneurial

Les étudiants de 3e année de DNMADE sont accompagnés durant cette dernière année à la Cité Scolaire Raymond Loewy pour mener une réflexion sur leur avenir professionnel de salarié ou d’entrepreneur. La question du choix d’exercer le métier de designer se pose. La visite de la pépinière d’entreprise de La Souterraine et la rencontre avec les partenaires chargés de l’accompagnement des projets d’entreprises en Creuse permet aux étudiants d’échanger sur le parcours entrepreneurial.  Ceux qui le souhaitent peuvent approfondir leur réflexion par des entretiens individuels avec les chambres consulaires rencontrées lors de cette visite.

STOP MOTION STUDIO

En première année, le travail de la lettre et du mot, comme formes géométriques, comme grilles de composition et comme images signifiantes amènent à la conception de petits génériques. Les enjeux du rythme et du séquençage concernent ici la ligne du temps autant que la surface de l’écran.

 

Recherches préalables

mémoires

Pour clore ce cinquième semestre, les étudiants de troisième année de DNMADE Graphisme ont soutenu leur mémoire devant un jury composé d’enseignants et de professionnels.

L’occasion pour eux d’aborder et explorer des thématiques faisant résonance, desquelles ils ont défini des enjeux de design, socles du projet de diplôme à venir.

L’occasion également d’engager un travail éditorial de qualité, et de questionner une nouvelle fois l’adéquation entre le dispositif, la forme et le propos.

un outil pour la vie

Lors d’un workshop de quatre jours avec les DNMADE Graphisme 1re année et les BTS Design graphique 2e année, le designer marseillais Patrick Lindsay a abordé avec eux la question de la création d’outils singuliers.

La réflexion s’est portée sur la conception d’un outil, le plus souvent à partir d’éléments de récupération, permettant de faire tomber la barrière de la maîtrise du dessin afin de permettre à quiconque d’obtenir des tracés, des formes, aléatoires ou dirigés, et d’aboutir à un résultat visuel unique.

Chaque binôme d’étudiants a ainsi conçu son propre outil, puis en a proposé une expérimentation et restitution sous la forme d’un poster. Enfin, la réflexion s’est étendue à une micro-édition accompagnant l’outil, et aidant à sa découverte et sa prise en main.

Collapsologie

Bien que la médiatisation du mouvement collapsologue ait pris de l’ampleur ces dernières années, le grand public semble toujours peu perméable à l’écoute de ce discours certes alarmiste mais nécessaire. De nombreux acteurs, ministériels, publics ou associatifs, regrettent ainsi que l’information ne puisse être plus largement connue, afin de sensibiliser tout un chacun à cette menace, et surtout d’enclencher si possible des actes, au-delà de la prise de conscience.

Si la connaissance est essentielle, l’action l’est plus encore.

Toutefois, traiter de la collapsologie n’est pas chose aisée. La prise de conscience d’un prochain effondrement de nos sociétés engendre un grand nombre de peurs. Le message était donc à réfléchir :

Comment communiquer au regard de cette peur ?

Présenter la collapsologie de façon brute pour sensibiliser, au risque de terroriser ?

Minimiser la peur en optant pour un registre plus optimiste voire décalé ; sensibiliser sans dramatiser ?

La glisser comme un élément sous-tendant le discours sans toutefois paralyser le lecteur ?

La considérer comme un élément parasite et orienter plutôt le propos sur les actions à mener ?

Il a donc été demandé aux étudiants de BTS Design Graphique 2e année de concevoir une collection de micro-édition collector sous forme de fanzines traitant de la collapsologie. Sous la houlette du commanditaire de leur choix, ils ont proposé de traiter de la menace que constitue la possible disparition du monde tel que nous le connaissons, mais aussi des solutions que nous pouvons tous y apporter, dans les trois champs suivants : Environnement, urbanisme et vivant.

L’objectif de cette collection était de présenter la collapsologie et sensibiliser à cette science de l’effondrement comme base de réflexion quant aux actes de chacun, sans nier le rôle de la peur au cœur de cette sensibilisation.

 

Question de genres

Dans le cadre du projet engagé avec la Préfecture de la Creuse autour des violences conjugales, les étudiants de DNMADE Graphisme 2e années ont pu recevoir le designer graphique Sébastien Marchal pour un workshop de quatre jours.

En périphérie de la question des violences faites aux femmes, il a ainsi été consacré un temps court mais dense à travailler et se questionner autour de l’égalité et l’identité hommes/femmes, en identifiant et déconstruisant au préalable les clichés attribués à chacun des genres.

L’occasion ici de prôner la singularité, de reconnaître à chacun des sexes la possibilité de se reconnaître ou se forger une identité puisant dans l’ensemble de la palette des émotions du genre humain. De jouer et se jouer des codes.

Lettres en VRAC

Une proposition d’atelier de création typographique par le dessinateur en lettres Jack Usine.

Ce workshop a invité les étudiants de 2e années DNMADE Graphisme et BTS Design graphique à concevoir manuellement un caractère typographique en vrac. Le but du jeu était de créer, à partir d’un répertoire de formes, un kit «pochoir» permettant de reconstituer l’ensemble des lettres de l’alphabet.

HYPERLOOP

Miser sur le transport du futur est le pari fou de Transpod et Hyperloop Limoges. L’ambition de mettre à la fois en lumière un territoire insuffisamment reconnu pour ses qualités d’innovation, et de le désenclaver en le rendant accessible à tous. C’est en effet à quelques kilomètres de Limoges qu’un tronçon d’expérimentation va bientôt voir le jour, avec le projet d’ouvrir une ligne commerciale voyageant à 1000 km/h aux alentours de 2030. « Voyager à la vitesse de l’avion, avec la fréquence d’un métro », telle est l’ambition du projet Hyperloop Limoges, qui rendra ainsi la capitale accessible en 20 mn. Il a donc été proposé aux étudiants de première année du BTS Design Graphique de réfléchir à l’identité visuelle de l’Hyperloop Limoges, en concevant des projets mettant tour à tour en scène la haute technologie, la vitesse, le confort du trajet ou l’univers rétro-futuriste que ce nouveau moyen de transport évoque. Les identités visuelles ont été développées sur des supports papeterie ainsi que sur une amorce d’affichage annonçant l’inauguration. Un travail mené avec finesse et justesse, à la hauteur du défi que représente ce commanditaire.

Miscellanées

Les miscellanées sont un genre littéraire composé de textes divers, « mélangés » avec une unité plus ou moins manifeste. C’est une technique de fragments, une sorte de mosaïque littéraire. Aussi futiles qu’indispensables, les miscellanées regroupe de petits savoirs anecdotiques sur un ou plusieurs thèmes. Il était demandé aux BTS Design graphique deuxième année de réfléchir à des miscellanées sous forme d’objets éditoriaux collector, pour le nouveau département d’édition Larousse, baptisé Labo. La collection a été abordée par trois micro-éditions, chacune traitant d’une thématique différente.

OULIPO

« Les auteurs oulipiens sont des rats qui ont à construire le labyrinthe dont ils se proposent de sortir. » Raymond Queneau

L’OULIPO (OUvroir de LIttérature POtentielle) est un mouvement international regroupant des auteurs de littératures et des mathématiciens autour de l’envie de construire une production définie par des règles et des enjeux qu’eux-mêmes se posent. A la fois contrainte et jeu, rigueur et absurde, l’OULIPO a vu naître des œuvres emblématiques de la littérature sous la plume, notamment, de Georges Perec et Raymond Queneau. Ce projet consistait en la conception d’une collection d’objets éditoriaux collector, diffusés gratuitement en supplément du magazine Télérama. L’établissement de règles, leur contournement, la manipulation langagière par des procédés graphiques, visuels et typographiques étaient au cœur de cette démarche de réflexion et de création.